Etre accro au porno, une addiction qui ne dit pas son nom
- 5 févr. 2016
- 2 min de lecture
L’addiction à la pornographie est un phénomène récent qui touche essentiellement les hommes. Aux Etats-Unis, elle affecterait près de 14 millions de personnes. Sous quelles formes se présente-t-elle et comment en sortir ?

Etre accro au porno, kézako ?
La pornodépendance désigne l’addiction à la consommation de vidéos à caractère sexuel. Elle devient une addiction lorsque l’individu ne peut plus s’en passer et que les visionnages rythment sa vie matin, midi et soir.
La gratuité, la diversité de l’offre et la facilité d’accès aux images à caractère pornographique sur les interfaces numériques ont fait naître des comportements inconnus jusque-là chez des millions de personnes. Elles ressentent le besoin quasi-permanent de satisfaire leurs pulsions, que ce soit par la masturbation ou le visionnage de vidéos, au travail ou dans les lieux publics.
Un film sorti en 2013 aborde le thème de la pornodépendance _ Don Jon, écrit et réalisé par un Joseph Gordon-Levitt plutôt veinard (Scarlett Johansson, Julianne Moore)…
Qui sont les accros ?
Les personnes les plus susceptibles d’être touchées par cette addiction sont les jeunes (hééé oui…on se demande bien pourquoi !). En effet, selon une enquête IFOP, 50% des adolescents de 11 ans ont déjà visionné une vidéo pornographique (!).
Les personnes souffrant de fragilité affective ou de frustrations sexuelles font partie des victimes potentielles de l’addiction au porno, notamment après une rupture ou une déception amoureuse.
Les 4 facteurs principaux de l’addiction :
Solitude
Ennui
Fatigue
Stress
Comment lâcher prise ?
Comme pour toute addiction, il faut réduire progressivement la consommation pour pouvoir entrer en rémission. Un grand ménage s’impose : vidéos sur l’ordinateur, revues érotiques, DVD… tous les supports qui permettent d’accéder aux contenus pornographiques doivent être mis au placard, de manière à réduire les tentations (votre smartphone aussi, ne discutez pas !).
Trouver une personne à qui en parler (évitez vos potes, en général ils ne servent pas à grand-chose dans ce genre de situation) est aussi un moyen d’être accompagné et d’aider à se reprendre en main (enfin, façon de parler hein). Même si la masturbation mentale vous pend au nez, voir un psychologue peut s’avérer judicieux (conseil d’experts : les thérapeutes blondes aux déhanchés chaloupés sont à proscrire).
Un test simple pour savoir si vous êtes accro au porno : si vous perdez toute vie sociale (amis, sorties) au moment où vous visionnez des contenus pornographiques, si le “passage à l’acte” se répète plusieurs fois dans la journée, “Therapyland” vous tend les bras…
Avec Internet, on peut très vite sombrer dans la dépendance au contenu pornographique.
Et si les traitements de choc suivants n’ont pas calmé vos ardeurs (appréciez le jeu de mot),
entrer dans les ordres (quoi que…)
ne jamais allumer d’ordinateur
se racheter un Nokia 3310
se priver de toute vie sociale le temps de prendre un coup de vieux
consommer des images pornographiques avec modération en écoutant du André Rieu à fond la caisse
un “suivi” ou un électrochoc dans votre vie s’impose…
Good night and good luck !
Quentin Zipfel, Florian Perrin & J. Hartleyb, Docteur en Sociologie politique. Enseignant à l'ISEG en MCS

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