UN ENFANT A TOUT PRIX - Fécondation in vitro
- 18 déc. 2014
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La science crée la vie

La fécondation in vitro est une technique mise au point aux Royaume-Uni par les docteurs Patrick Steptoe et Robert Geoffrey Edwards en 1978. Cette technique s’est démocratisée à partir des années 80 dans les différents pays du monde. Aujourd’hui, on estime à près de 15 à 20% le pourcentage de couples qui ont des difficultés à avoir un enfant. Les raisons sont diverses et variées. La fécondation in vitro est une solution parmi d’autres pour avoir un enfant.
Les techniques de fécondation in vitro (FIV) se comptent en sept étapes dites "in vitro", du fait que la fécondation se fait à l'extérieur du corps de la femme. Cette pratique se fait soit avec les gamètes des deux parents, soit par celle d'un donneur.
La première étape d'une FIV est une stimulation ovarienne de la femme par injection de médicaments pour obtenir une stimulation normale de la croissance des follicules (permet d'obtenir des ovules). Cette étape dure plusieurs jours et se fait sous surveillance par échographie et dosage hormonale. L'ovulation a lieu entre 37 et 40 heures après cette stimulation.
Dans un second temps, l'étape de la ponction folliculaire, réalisée sous contrôle échographique ou anesthésie. Ensuite, on prépare les gamètes au laboratoire : la préparation des ovocytes et des spermatozoïdes. Ce qui amène à la mise en fécondation par le biais des spermatozoïdes, placés au contact des ovocytes dans une boîte contenant un liquide nutritif déposé dans un incubateur à 37 °C.
La cinquième étape se déroule le lendemain de la ponction. Lorsque certaines des ovocytes sont fécondés, ils deviennent des embryons de deux à quatre cellules en 24 heures, puis de six à huit cellules 24 heures après. Vient ensuite l'étape du transfert embryonnaire, qui est réalisé à l'aide d'un cathéter introduit dans l'utérus. L'embryon est alors déposé à l'intérieur et s'y développe jusqu'à son implantation.
Enfin, la septième étape consiste à la congélation embryonnaire. Les embryons après décongélation pourront être placés.
De nombreux problèmes bioéthiques apparaissent lorsque l’on parle de FIV, qui se trouvent assez proches de ceux de l’avortement, notamment à propos de la manipulation de la vie et de la tentation d’eugénisme (intervention sur le patrimoine génétique). Des laboratoires ont récemment procédé à des modifications génétiques sur des embryons, et ont pu ainsi choisir les gènes maîtrisant la couleur des yeux ou des cheveux. Des risques d’anomalies génétiques et de malformation peuvent aussi survenir sur le nouveau-né avec une FIV. De plus, la congélation d’embryon soulève de nombreuses questions éthiques, sur la responsabilité de la vie ou sur la perte du schéma familial. Par exemple, lors d’une naissance par mère porteuse ou par un don, l’enfant doit distinguer la différence entre ses parents « biologiques » et ses parents « adoptifs ».
L'Église Catholique est opposée aux méthodes de procréation médicalement assistée, en effet selon l’église la fécondation dépend avant tout de l’acte sexuel entre époux, de plus elle doit avoir lieu dans le corps de la femme et non pas dans une éprouvette. L’église appelle les couples sans enfants à utiliser d’autres méthodes tel que l’adoption ou bien l’aide aux enfants pauvres et handicapé. Dans une circulaire adressée à tous les évêques et tous les fidèles, Paul VI appelle à l’utilisation de méthodes naturelles de traitement de la stérilité : par exemple la méthode FertilityCare créée par le médecin catholique Thomas Hilgers. Les catholiques ainsi que beaucoup de personnes d’autres religions voient les embryons comme des vies humaines, pour eux ils ont aussi le droit de vie et ne doivent pas être détruit ou encore congelé.
Ainsi, on constate que la fécondation bien qu’étant une technique ayant prouvé son utilité revêt un caractère très clivant. Les éthiques religieuses, médicales ou simplement humaines présentent toutes des aspects critiquables de la fécondation. A l’heure des débats autour de la PMA , de la GPA et de la filiation qui s’en suit, la question de la fécondation s’avère centrale.
Isaline, Assia, Manon, Marion, Julie, Gautier, Joris, Mickaël, Matthieu et Kévin

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