BUSINESS DU MEDICAMENT - Laboratoires vs Médecins
- 4 déc. 2014
- 3 min de lecture
Le pouvoir des entreprises pharmaceutiques
Des maladies créées de toute pièce par les laboratoires
Dans le temps, on créait des médicaments pour guérir des maladies. Aujourd’hui, on crée des maladies pour vendre les médicaments. Depuis une quinzaine d’années, les laboratoires inventent des maladies pour vendre toujours plus. De fausses pathologies, des syndromes fictifs, ces pratiques sont évidemment à but commercial mais cela peut nuire gravement à la santé des individus qui subirons des effets secondaires suite à la prise de ces faux médicaments.
Les laboratoires veulent de plus en plus élargir leur marché, pour cela ils n’hésitent pas à fabriquer des médicaments pour des maladies qui n’existent pas. Par l'exemple, le cholestérol n’est pas vraiment une maladie. Pourtant les laboratoires pharmaceutiques fabriquent des petites pilules qui sont censées résoudre le problème lié à ces problèmes de santé. En réalité, il suffit de faire régulièrement du sport, avoir une alimentation saine et équilibrée pour faire baisser le taux de cholestérol.
Les malades aujourd’hui sont très souvent sous pression et ont peur de toutes les maladies qui existent…ou pas. C’est une pression psychologique qui amène les malades à se diagnostiquer eux-mêmes. Cela devient une faiblesse pour eux car ils deviennent la cible pour certains labos pharmaceutiques qui en profitent pour écouler leurs stocks de médicaments.
Les médicaments créés par ces laboratoires sont vendus 20% moins cher que le prix de départ. Ils n’ont plus qu’à relooker, rebaptiser et effectuer des modifications mineures sur le produit pour le revendre et ne pas avoir à le commercialiser dans le domaine public.
Les laboratoires qui n’acceptent pas la commercialisation d’un remède à certaines maladies
Dans notre société actuelle on compte un nombre important de maladies. Qu’elles soient graves ou moins graves, des laboratoires travaillent sur les remèdes pour qu’ils soient ensuite commercialisés dans les pharmacies.
Cependant, il y a quelques maladies, souvent très graves comme des cancers, dont on a trouvé les remèdes mais que les laboratoires ne veulent pas commercialiser. En effet, les laboratoires préfèrent garder les remèdes pour eux, quitte à laisser des personnes mourir, car ce n’est pas assez rentable. Ce boycottage est à but complètement économique. Où est l’éthique face à ce genre de commerce ? Ne dépasse t-on pas les limites de l’acceptable d’un point de vue moral ?
C’est le cas de Patrick Van der Veld qui, en 2006, avait trouvé un remède (portant le nom de RU 58668) contre le virus du cancer du sein. Dans un reportage sur Arte, il expliquait comment il avait trouvé le remède et en quoi il serait efficace, puisque le cancer du sein est l’un des cancers les plus fréquents chez la femme. La molécule qui permettait de guérir ce cancer était apparemment très prometteuse, cependant peu rentable. Les laboratoires n’étaient donc par intéressés et les recherches pour ce remède ne se sont pas poursuivies.
Le résultat de cette histoire est une perte de temps considérable pour les malades, qui se trouvent dans un avenir incertain, mais également une perte d’argent pour ces derniers ainsi que pour leur mutuelle santé.
Les enjeux éthiques
Depuis que les médicaments ne sont plus fabriqués par les pharmaciens mais par les industries, ces derniers n’ont pas cessé de vouloir accroître leur marché. Grâce au marketing devenu très important sur le marché des médicaments, mais aussi une influence sur les médecins, les écoles ainsi que les patients, les laboratoires pharmaceutiques sont partout et surtout très influents. Cette influence est utilisée dans une logique marchande et touche directement à la personne. Transformer des troubles en maladies pour vendre des médicaments et augmenter son profit est devenu normal pour ces géants de l’industrie pharmaceutique. Est-il moral de considérer les problématiques de santé comme des questions commerciales plutôt que comme un droit fondamental de l’Homme ?
Sandy, Assia, Kévin et Matthieu

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