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MEDECINES COMPLEMENTAIRES - Se soigner différemment !

  • 23 nov. 2014
  • 3 min de lecture

Une autre méthode de soin

La médecine traditionnelle s’avère être incomplète dans certains cas médicaux. Pour accompagner les soins purement curatifs, il faut souvent combiner avec une médecine non conventionnelle, aussi appelée médecine douce, qui intervient pour combler les lacunes de la médecine traditionnelle. Cette médecine complémentaire peut apparaître sous différentes formes. Elle permet d’apporter réconfort, amélioration de la qualité de vie du patient, ainsi qu’un accompagnement psychologique et thérapeutique, suite aux traumatismes identitaires liées à des soins lourds. Toutefois, souvent reniée par le corps médical, la médecine non conventionnelle ne procurerait qu’un effet placebo, et ne représenterait en aucun cas une méthode de substitution aux soins curatifs.

Mais dans quelle mesure les méthodes complémentaires permettent-elles de guérir autrement, et sans douleur ? La médecine dite douce est-elle suffisante pour prodiguer des soins ? L’acupuncture est-elle une réelle source de soulagement et de guérison ?

La médecine douce est une médecine alternative qui emploie d’autres formes de thérapie, et complète souvent la médecine traditionnelle. Elle exclut toute prise de produits pharmaceutiques. La médecine douce se base sur l’utilisation exclusive de moyens naturels (massage, jeûnes, diététique,…). Les différentes formes de la médecine douce sont l’acupuncture, l’homéopathie, la phytothérapie (santé par les plantes), aromathérapie, l’hypnose et la luminothérapie.

L’acupuncture est l’une des cinq branches de la médecine traditionnelle chinoise (MTC). Elle se base sur une approche énergétique. Des aiguilles insérées à la surface de la peau, stimulent des points d’acupuncture précis, afin de renforcer les processus d’autorégulation et de guérison, qui se mettent normalement en place lorsque l’organisme subit une agression.

Selon la MTC, l’acupuncture permet de traiter une variété de « déséquilibres » liés aux différents systèmes ( respiratoire, nerveux, maux courants …). L’acupuncture pourrait alors également jouer un rôle important dans la prévention des maladies, mais ne saurait guérir certaines maladies graves ou de déficiences génétiques .

Le prix d’une consultation d’acupuncture est variable entre 38€ et 76€. De plus quand le médecin est conventionné, l’acte est remboursé par les assurances maladies. Et l’éthique dans tout ça ?

La pratique de l’acupuncture pose problème lorsque le praticien ne dispose pas d’un diplôme de médecine, mais en sciences humaines, mais aussi quand il dispose d’un titre de médecin dans le pays d’origine, mais qui n’autorise pas la pratique de la médecine en France. Est-il moral qu’un docteur en étude chinoise propose un traitement médical sans être lui-même docteur en médecine ?

En France, cette pratique ne pose pas de problème tant que la fonction d’expert non-médecin est spécifiée.

L’acupuncture a pour objectif de rétablir la circulation énergétique. Néanmoins cette pratique divisent les avis, entre ceux qui n’y croient pas, et ceux qui ont peur d’avoir mal. Julie, 25 ans, présente d'atroces douleurs dorsales depuis ses 17 ans, mais aucun médecin traditionnel n’a réussi à guérir, ou même comprendre son malaise. Le 24 janvier 2013, elle décida de se lancer à titre expérientiel, et pris rendez-vous avec l’acupuncteur de sa ville. Elle decida ensuite de partager cette expérience avec sa meilleure amie : « mon acupuncteur n’était pas un vieux sage asiatique, mais un monsieur sympathique, agréable et moderne » disait - elle. Elle explique également le déroulement de la séance. D’abord, le spécialiste lui a posé plusieurs questions : « J’avais un peu l’impression d’être en face d’un psy ». Puis, il prit son pouls, afin de faire un bilan énergétique des méridiens de l’acupuncture, des organes, et des excès de yin par rapport au yang. Enfin, il lui a implanté petit à petit, de longues aiguilles fines sur différentes régions du corps : les doigts, les cuisses, le ventre, les poignets, les pieds … et lui a mis une couverture sur le corps. Enfin, il lui a appliqué les principes de la moxibustion, c’est-à-dire introduire de la chaleur dans le corps du patient via les aiguilles ou des moxas. Julie rapporte que « c’était mieux qu’une heure de massage chez le meilleur kinésithérapeute du monde, ou que tous les dolipranes du monde entier ». Néanmoins, elle avoue à sa meilleure amie que son mal de dos n'a pas disparu pour autant : « Ma douleur n’est pas anodine, mais je reconnais tout de même les bienfaits de cette médecine. Après 8 séances de 45 min, je me suis sentie plus détendue, en accord avec mon corps ». Nous pouvons nous demander quelles sont les limites de cette pratique… Peut-on ainsi soulager sans soigner ?

L’acupuncture permet donc de traiter des déséquilibres liés aux systèmes respiratoire, gastro-intestinaux, nerveux … en complémentarité avec la médecine traditionnelle. Elle contribue aussi à soulager divers maux courants, tel que les maux de tête, le rhume, même si elle ne saurait guérir les maladies graves ou les déficiences génétiques. Cette médecine douce peut, par contre, jouer un rôle important dans la prévention des maladies. L’acupuncture et les médecines douces auront-elles une place plus importante dans les hôpitaux ?

Marie, Julie, Isaline, Fanny, Amélia et Alice

 
 
 

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