MEDECINE A DEUX VITESSES - Vente d'organes au marché noir
- 20 nov. 2014
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Au coeur du trafic d'organes :
La vente d’organes, qu’elle soit volontaire ou forcée, est un sujet délicat mais d’actualité, que nous avons choisi d’aborder. A travers cet article, nous aurons la possibilité de développer de manière éthique l’achat d’organes au marché noir en ciblant les raisons de cet acte, principalement financières.
De son vivant, une personne peut choisir de donner un organe, dans le cadre de la famille et des proches.
En France, des législations existent en ce qui concerne la vente d’organes : il est interdit de les vendre et la peine peut aller jusqu’à 7 ans de prison et 100 000 euros d’amende.
Quelles questions éthiques soulèvent le trafic d’organes ? Les personnes qui ont recours à ces méthodes sont majoritairement en difficultés financières ou subissant des menaces et pressions. Le revendeur final a principalement un objectif financier. C’est ici que se pose le problème de l’éthique : par définition le don d’organe est gratuit. Le problème majeur de la vente est la réception d’un paiement pour une partie de son corps. Il s’agit d’une sorte de « prostitution médicale ». Notre corps nous appartient, certes, mais il n’est pas pour autant possible d’en faire n’importe quoi.
En Europe le trafic d’organes se trouve principalement en Moldavie, Bulgarie et Roumanie. Ce trafic est un marché juteux, en effet un rein peut coûter jusqu’à 200 000€. Même si 80% des « donneurs vivants » sont consentants à vendre leurs organes, 20% sont des victimes. Les trafiquants se chargent de kidnapper « la marchandise » puis ce sont des « vrais médecins » qui pratiquent les opérations chirurgicales illégales et barbares. Une vraie question éthique se pose alors. En effet, comment des médecins en arrivent-ils à voler des vies alors que leur vocation première est d’en sauver ?
Ces pratiques sont de plus en plus observées dans les pays pauvres tels que l’Albanie que ce soit par kidnapping d’orphelins ou par pillage de tombe. La question qui peut donc se poser est : comment a-t-on pu associer la vie humaine à un trafic financier ?
D’un point de vue éthique, la tentation et la nécessité d’acheter un organe pour certaines personnes peut l’emporter sur le risque et l’interdiction de ces pratiques.
Aujourd’hui, le trafic d’organes est de plus en plus répandu dans les pays limitrophes, on peut alors se demander si l’évolution des mœurs entrainera un jour la légalisation de ce marché en France ?
Isaline, Romane, Alexandra, Matthieu, Assia, Jessica, Joris et Gautier

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