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SCANDALES MEDICAUX - La pillule

  • 6 nov. 2014
  • 5 min de lecture

LA FACE CACHEE DE LA PILULE

La pilule contraceptive fait partie des nombreux moyens de contraception. Elle permet de se protéger d’une éventuelle grossesse, qui ne serait pas désirée, lors d’un rapport sexuel. Lorsque la pilule est bien prise, elle est efficace à plus de 99 %. Cette dernière doit être prescrite par un médecin ou un gynécologue, ou peut très bien être « distribuée » au planning familial de manière gratuite. Il est important d’avoir recours à un médecin car chaque patiente, chaque cas, aura besoin d’une pilule en particulier qui correspondra à ses besoins.

Il existe donc plusieurs types de pilules, pour plusieurs types de besoins et de patientes. La première est la pilule de « 1ère génération ». Un peu plus tard, dans les années 1970 et 1980, la pilule de 2ème génération fait son entrée. Son changement de composition a permis de réduire certains des effets secondaires de la pilule précédemment mises sur le marché. Dans les années 1990 apparait la pilule de 3ème génération. Toujours dans le même principe, cette pilule est censée limiter les effets indésirables des générations précédents, tels que l’acné, les nausées et autres. Toutefois, les graves risques d’accident peuvent intervenir. Et en dernier, nous retrouvons la pilule de 4ème génération, les plus récentes. Ses caractéristiques et ses effets secondaires sont très proches de la 3ème pilule de génération.


EFFETS SECONDAIRES DE LA PILLULE


On sait aujourd'hui que des alertes ont été lancées dès 1995, contre les pilules de troisième et quatrième générations. Le danger étant le risque de formation d'un caillot sanguin dans une veine ou une artère. La coagulation du sang est alors ralentie et peut entraîner le fameux risque thromboembolique : autrement dit, la survenue d'une phlébite. Ou d'une embolie pulmonaire, si le caillot sanguin se bloque au niveau de l’artère pulmonaire, ce qui peut provoquer la mort par asphyxie.

Ce risque est estimé à 2 pour 10 000 femmes prenant une pilule de première ou deuxième génération. Chaque année, on peut relever plus de 2 500 accidents par formation de caillots, toutes générations confondues. Un accident est plus susceptible de se produire dans les six mois suivant la première prise du contraceptif oral. Ce risque est doublé avec les Contraceptifs Oraux Combinés (COC) de dernière génération et celles contenant de la drospirénone. En effet ce composant chimique est utilisé dans la prise en charge de la contraception, à cause de ses propriétés semblables à celles de l’hormone naturelle, la progestérone.

L’usage de la drospirénone a déclenché quelques graves problèmes de santé en France, comme des AVC, des embolies pulmonaires, des thromboses veineuses et des phlébites. De nombreuses plaintes ont par la suite était déposées par des femmes souffrant de nombreuses complications, suite à ces effets secondaires, comme tétraplégie, hémiplégie, épilepsie et aphasie. Au-delà de ces séquelles, des décès sont même apparus après l’ingestion de pilules de troisième ou de quatrième génération. Depuis, la FDA américaine a déclaré que toutes les pilules contenant cette hormone de synthèse devaient être accompagnées d’un avertissement, relayé par les médecins. De plus, les pilules à base de désogestrel, de gestodène, de drospirénone ou d’acétate de cyprotérone avaient 6 à 7 fois plus de risque de thrombose veineuse.

De plus, d’après une étude parue dans la revue Cancer Research, les femmes ayant récemment utilisé des pilules contraceptives, contenant des doses modérées ou élevées d'œstrogène, et quelques autres formulations, ont un risque accru de cancer du sein, qui irait jusqu’à tripler.

Vingt décès par an, par embolie pulmonaire, ont été attribués à l’utilisation des COC d'après le rapport de l’Agence Française du Médicament. Six décès sont imputables aux COC de première et de deuxième génération, et quatorze attribuables aux COC de troisième et de quatrième génération. Un des plus gros scandales pharmaceutiques de l’année dernière concernait le Diane 35. Après l’établissement d’un lien entre la prise du médicament et plus d’une dizaine de décès, la vente du Diane 35 a été suspendue. En effet, le risque de thromboemlique était multiplié par quatre avec la prise du contraceptif.

D’autres cas tragiques ont été portés au public, comme celui du décès d’une jeune femme de 17 ans, à cause d’une embolie pulmonaire. En effet, étant porteuse d’une anomalie génétique rare du sang, la prise de la pilule Mercilon a formé un épaississement de son sang, qui a entraîné une hypercoagulité et par la suite son décès.


LES AUTRES METHODES DE CONTRACEPTION


  • Les préservatifs masculins et féminins

  • Le patch, qu’il suffit d’’appliquer et de laisser en place pendant une semaine complète. On renouvelle pendant trois semaines consécutives suivies d’une semaine sans patch, lors des menstruations.

  • L’anneau vaginal contraceptif, qui est non remboursable. Il doit être laissé 3 semaines sans interruption, suivie d’une semaine sans anneau. La difficulté de ce système est sa mise en place qui doit être bien expliqué à la patiente.

  • Implant d’un dispositif sous-cutané, diffusant des hormones. L’implant existe sous deux formes, un dispositif avec une durée de vie de trois ans, et sous forme de piqûres, qui dure trois mois.

  • Stérilet, présent sous deux formes. Le premier, est positionné dans la cavité utérine et assure une contraception à long terme réversible. Sinon, l’autre dispositif diffuse des hormones. Il est recommandé de le changer au bout de 5ans.

  • Le diaphragme et cape cervicale : c’est un dispositif en forme de coupelle qui se place au fond du vagin, il est associé à un produit spermicide qui empêche le passage des spermatozoïdes.

  • Les spermicides, se présentant sous forme de gel ou ovule qui se placent dans le vagin quelques minutes avant un rapport.

  • « Stérilité définitive » : cette méthode peut être envisagée chez les personnes majeures. C’est une décision personnelle, dont l’intervention se fait dans un établissement de santé.

Les méthodes naturelles :

  • L’abstinence périodique : elle consiste pour une femme dont le cycle est régulier, à éviter les rapports sexuels non protégés pendant les jours qui précèdent ou suivent l'ovulation. Malheureusement, l'ovulation est imprévisible et peut se produire à n'importe quel moment, même chez les femmes dont le cycle est dit "régulier".

  • La méthode des températures : La température habituelle de la femme s'élève de 0,2 à 0,4 °C au moment de l'ovulation. La méthode consiste donc à prendre sa température chaque jour afin de surveiller l’ovulation, mais il faut savoir qu’un simple rhume peut faire monter la température. Mais l'ovulation peut avoir lieu n'importe quand.

  • Système avec appareillage : on estime les périodes d’ovulation, pour informer sur les périodes à risque de grossesse. Par exemple, avec un mini-lecteur informatisé, on mesure la quantité d'hormones fabriquées par les ovaires au moyen d'une bandelette plongée dans les urines du matin. Le lecteur indique si la journée est "sûre" ou "à risque", c'est-à-dire proche d'une ovulation.

Malgré les nombreux scandales médicaux liés à la pilule, elle reste le premier moyen de contraception en France : 50% des femmes de 15 à 50 ans prennent la pilule. Cependant les dérives associées à celles-ci ont eu un réel impact sur la conception des médicaments aux yeux de tous : le consommateur se montre plus méfiant et plus concerné par les composants de ceux-ci. La connaissance médicale connait-elle un nouveau tournant ?


Julie, Marion, Manon, Isaline, Adeline et Laura

 
 
 

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